<?xml version='1.0' encoding='UTF-8'?><?xml-stylesheet href="http://www.blogger.com/styles/atom.css" type="text/css"?><feed xmlns='http://www.w3.org/2005/Atom' xmlns:openSearch='http://a9.com/-/spec/opensearchrss/1.0/' xmlns:georss='http://www.georss.org/georss' xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'><id>tag:blogger.com,1999:blog-1763342412251592145</id><updated>2011-04-21T22:08:50.494-07:00</updated><title type='text'>Vince's  side</title><subtitle type='html'></subtitle><link rel='http://schemas.google.com/g/2005#feed' type='application/atom+xml' href='http://vincsside.blogspot.com/feeds/posts/default'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1763342412251592145/posts/default?max-results=100'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://vincsside.blogspot.com/'/><link rel='hub' href='http://pubsubhubbub.appspot.com/'/><author><name>Vinc'</name><uri>http://www.blogger.com/profile/04567549953617819156</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><generator version='7.00' uri='http://www.blogger.com'>Blogger</generator><openSearch:totalResults>9</openSearch:totalResults><openSearch:startIndex>1</openSearch:startIndex><openSearch:itemsPerPage>100</openSearch:itemsPerPage><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1763342412251592145.post-4894726089736079769</id><published>2009-02-07T05:38:00.000-08:00</published><updated>2009-02-09T07:29:44.315-08:00</updated><title type='text'>DestructionMomentanéeDeNosProgrammes</title><content type='html'>En attendant que je mette les autres textes au format pdf, bien plus confortable pour la non-lecture.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;span style="text-decoration: underline;"&gt;http://www.toofiles.com/fr/oip/documents/pdf/destructionmomentannaedenosprogrammes.html&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ouais je mets pas les formes, edit du bug.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Copier-coller car je suis une daube en internet...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Snif.&lt;br /&gt;&lt;a href="http://dl.toofiles.com/ijqduc/documents/destructionmomentannaedenosprogrammes.pdf" alt="Destruction Momentannée De Nos Programmes"&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1763342412251592145-4894726089736079769?l=vincsside.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://vincsside.blogspot.com/feeds/4894726089736079769/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=1763342412251592145&amp;postID=4894726089736079769' title='0 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1763342412251592145/posts/default/4894726089736079769'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1763342412251592145/posts/default/4894726089736079769'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://vincsside.blogspot.com/2009/02/destructionmomentaneedenosprogrammes.html' title='DestructionMomentanéeDeNosProgrammes'/><author><name>Vinc'</name><uri>http://www.blogger.com/profile/04567549953617819156</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1763342412251592145.post-4913170227345681435</id><published>2009-02-02T12:47:00.000-08:00</published><updated>2009-02-02T12:50:20.428-08:00</updated><title type='text'>Notice1</title><content type='html'>Après quelques jours/mois de méditations, j'approche enfin d'une perspective intéressante. Les idées qui tournaient en se jetant parfois les unes sur les autres ont fini par se solidariser et ces temps-ci j'entends beaucoup de « cloc! » quand elles arrivent à s'emboîter.&lt;br /&gt;Dans l'ordre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;L'idée d'essayer d'établir une hiérarchie entre style, narration et idées (qui restent , bien extrêmement intéressantes, facultatives) est bien entendu fausse puisque n'importe quelle combinaison est possible pour arriver à un résultat satisfaisant.&lt;/span&gt;(rg.1)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Démonstration sur la nouvelle à titre d'exemple; "Mort d'un ami".&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;« Dehors il pleut. Le ciel est couleur gris très clair du genre jeune cadavre commençant à vieillir. Un peu de vent pour secouer les arbres nus de son crachat turbulent. En résumé, il pleut. Je ne sais pas quoi dire de plus.&lt;br /&gt;Dedans aussi il y a une forme de pluie plus sociale et salée. Un ami est mort hier et on l'enterre demain. Deux jours de formalités alors aujourd'hui c'est chagrin. »&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Comme vous pouvez le non-lire, c'est nul.&lt;br /&gt;Je m'explique; le style est passable, c'est peut-être ce qu'il y a de moins mal.  Dans une ferveur animalière il ne casse pas trois pattes à un canard. La narration est molle, archimolle, ce qui veut dire que c'est chiant. Ça n'en a peut-être pas l'air comme ça, la mise en page joue beaucoup plus qu'on ne veut bien le croire à la dynamique d'un texte. Mais en fait il ne se passe rien. Là, le style ne supporte pas la narration qui du coup s'enfuit. Vous pouvez me dire « oui mais c'est une description de paysage, pas d'action, etc. » d'accord, c'est vrai. Mais la littérature du XXI ème siècle est une littérature qui demande à bouger (ça y est je me la pète), et l'action doit être très présente.&lt;br /&gt;Niveau des idées ; là sans spoiler je dois dire que le personnage raconte une journée (première partie : « Aujourd'hui » ) qu'il vit mal car il s'ennuie et, on s'en doute, a un problème avec les codes, une sorte de phobie des codes sociaux. Comme c'est un texte à la première personne, il faut que ça soit imprégnée de la mythologie personnelle du héros.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Deuxième essai (de ce même passage je ne recopie pas les trois essais de 2 pages) :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;« La pluie dehors.&lt;br /&gt;Ciel couleur monocorde au teint de bistre pâle, une sorte de reflet du sol. Ou l'inverse. Le vent sorti de nulle part s'encolère et fustige les arbres gris et chauves à la peau de lèpre. L'automne est sur nous.&lt;br /&gt;Dedans des pleurs, je crois.&lt;br /&gt;C'est une forme de pluie plus sociale et salée, une pluie humaine qui obstrue les pores et assèche la peau. »&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Je suis déjà très content des années-lumières parcourues depuis le premier essai, distance non-négligeable que j'ai pu franchir grâce à cette « illumination » (grosses parenthèses puisque j'y pensais depuis longtemps mais qu'aujourd'hui l'idée s'est enfin concrétisée, si je puis dire) : l'écriture est un code qui, pour raconter quelque chose, ne nécessite pas un travail de ressenti, mais un véritable travail de programmation, quasi-scientifique de la part de l'écrivain qui est en charge de TOUT le travail &lt;/span&gt;&lt;span&gt;(rg.2).&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pas de « je laisse vivre mes personnages » ou de « J'écris ce que je ressens de telle situation », ça ne marche pas sur des textes construits et bien souvent le fond en pâti. Or là en premier lieu je travaille sur le fond puisque l'un, à force de programmation, amènera le/les autre(s) (cf : rg.1)&lt;br /&gt;En résumé l'écriture est un code qu'il faut s'approprier. Le ressenti est extrêmement important, je le reconnais, mais écrire au ressenti est, sauf cas miraculeux, une sorte de débâcle assuré, à moins de ne s'être entraîné à cette pratique (très rigoureux l'entraînement).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Essayez de vous dire ce qui ne va pas là.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Extrait 3:&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;&lt;br /&gt;« Une pluie dehors.&lt;br /&gt;Ciel monocorde, teint de bistre pâle, comme un reflet du sol, ou bien l'inverse.  Fureur du vent sorti de nulle part qui fustige les arbres gris et nus. La peau racornie s'effrite par petits nuages turbulents qui s'entrechoquent en tourbillonnant. La poussière s'arrache des graviers.&lt;br /&gt;Tempête sur la terre.&lt;br /&gt;L'automne est sur nous.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dedans des pleurs, je crois.&lt;br /&gt;Pluie sociale et salée, la pluie des humains. »&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour le moment je me suis arrêté à cet essai là. Je suis assez content pour plusieurs raisons :&lt;br /&gt;La violence (je trouve) est très présente.&lt;br /&gt;Langage codifié, très très simple, programmation simpliste. Style nord-américain grave.&lt;br /&gt;Et, cerise sur le gâteau, côté mythologique assez marqué (cf : plus haut).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un bref je viens de livrer un article très mal écrit, sur comment je pense arriver à mieux écrire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ça frôle le dadaïsme.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ps : j'ai fait le premier essai hier soir de 19h00 à 23h00 c'est paradoxalement le plus court, mais avec les interprétations plus haut vous comprendrez que ce qui est chiant à lire l'est aussi à écrire (dans mon cas). Le deuxième essai a été réalisé en deux temps, de 7h30 à 8h30 ce matin, puis de 13h00 à 14h00. Le dernier essai, après pauses réflexions, m'a pris une demie-heure soit de 19h30 à 20h00. Les trois essais font deux pages.&lt;br /&gt;Le travail paie.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1763342412251592145-4913170227345681435?l=vincsside.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://vincsside.blogspot.com/feeds/4913170227345681435/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=1763342412251592145&amp;postID=4913170227345681435' title='0 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1763342412251592145/posts/default/4913170227345681435'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1763342412251592145/posts/default/4913170227345681435'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://vincsside.blogspot.com/2009/02/notice1.html' title='Notice1'/><author><name>Vinc'</name><uri>http://www.blogger.com/profile/04567549953617819156</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1763342412251592145.post-3618981139498866025</id><published>2009-01-27T08:50:00.000-08:00</published><updated>2009-01-27T08:59:10.403-08:00</updated><title type='text'>Temps mort</title><content type='html'>Temps, comme dit l'autre.&lt;br /&gt;Mort, comme l'autre.&lt;br /&gt;Hinhin.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Là je relis le blog (prouesse, dix minutes de temps libre !) et je tiens à préciser -pour les non-lecteurs- ce sont des brouillons, des premiers et, pour la plupart, derniers jets. Si un texte plaît, à moi ou un autre, je le travaille et j'essaye de lui donner du sens. Pour le moment je me contente d'essayer de trouver une manière d'écrire qui me soit propre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Exemple avec une première réflexion pour un début de nouvelle : &lt;br /&gt;&lt;br /&gt; &lt;span style="font-style:italic;"&gt;Ils se sont installés, on leur a servi des gobelets vides et ils ne s'en sont pas indignés, ils ne sont pas venus pour boire. Chacun est dans son siège et y cherche son confort, s'enfonçant plus ou moins dans les renforts rugueux du cuir, un mauvais cuir. Puis quand ils ont trouvé leur position, avachi, tailleur, strict ou pensif -ils la trouvent à peu près en même temps- , ils s'arrêtent et se mettent à compter. &lt;br /&gt; Ils sont trois, ils s'attendaient à être cinq, ils ne se le sont pas encore dit mais ils sont d'accord sur ce sujet. Chacun regarde les autres et pensent et jugent, comme on leur a toujours dit de ne pas faire. &lt;br /&gt; Ils sont trois, c'est idéal. Un triangle à défaut d'un trio. En psychologie les relations les plus sordides se font toujours à trois. Alors qui va être le bourreau ? Toi Charles ? Voyons ! Tu n'as pas assez de couilles pour trancher un morceau de pain et tu as beau penser à la manière dont tu arracheras les yeux de Pamela Anderson quand tu la croiseras tu es gentil, horriblement gentil comme les millions de personnes sur Terre qui se disent qu'il y a un psychopathe au fond d'eux. Tu es comme eux Charles, un pauvre type et c'est pour ça que tu es là, car le monde a fait des pauvres gars dans le passé et l'avenir s'en nourrit. &lt;br /&gt; Charles, victime.&lt;br /&gt; Il y a Alex aussi, il est important -qui ne l'est pas ?- pour un dealer. Refourgueur de came à la sauvette, pas trop d'ambitions ou si peu que c'en est négligeable. Alex veut survivre dans le monde, Alex veut une copine pas trop junky pour l'aimer et lui faire des enfants, Alex veut une vie rangée et se moque bien de savoir qu'il y a d'autres vies possibles. Alex veut de l'argent, la richesse modérée à portée de mains, une voiture propre qui ne ferait pas patron, une mère fière de lui quand elle mourra et un père toujours inconnu. Il aurait pu être un prédateur, il a juste choisi de ne pas être victime, bon choix ? Alex, même pas Alexandre, sera toujours petit à défaut d'être minable.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Rien que là déjà j'ai corrigé deux ou trois petits trucs, alors que je m'étais juré de ne pas le faire. &lt;br /&gt;Enfin, vous voyez comme moi les erreurs de ce passage, que je laisse de côté en attendant que mon premier projet -comprendre mon écriture- se concrétise. Il va falloir passer par la méthodologie, la grammaire, la culture, ça vaut le coup et qui plus ça n'a jamais fait de mal à personne.&lt;br /&gt;Sauf à Nerval, peut-être.&lt;br /&gt;Enfin c'est une autre histoire.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1763342412251592145-3618981139498866025?l=vincsside.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://vincsside.blogspot.com/feeds/3618981139498866025/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=1763342412251592145&amp;postID=3618981139498866025' title='0 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1763342412251592145/posts/default/3618981139498866025'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1763342412251592145/posts/default/3618981139498866025'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://vincsside.blogspot.com/2009/01/temps-mort.html' title='Temps mort'/><author><name>Vinc'</name><uri>http://www.blogger.com/profile/04567549953617819156</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1763342412251592145.post-5534242559362171617</id><published>2009-01-27T08:47:00.000-08:00</published><updated>2009-01-27T08:48:19.145-08:00</updated><title type='text'>SousContrôle</title><content type='html'>Vint le moment de comprendre ce qui était incompréhensible, la poésie, et donc celui de devenir fou. Le fait était là, suis-je en train de parler ? Trop de « je » devant mes yeux, trop pour Moi. &lt;br /&gt;Je divague et je m'assassine.&lt;br /&gt;Je me mis à écrire des vers qui brulèrent il y a longtemps, je me mis à écrire sans chronologie, sans me soucier de ceux qui me non-lisent. J'oubliais mon culte à l'invisible. J'inventais des longues énumérations d'adjectifs pour qualifier des styles que je ne maîtrisais pas, j'inventais des mots et et sans cesser de m'en rendre compte je laissais des vagues d'encres m'engloutir. J'oubliais ce que j'aurais dû savoir et mon peu de connaissances contenait les rebuts de mon âme. Mes yeux étaient des membranes déchirés et gorgées d'eau, j'avais le visage gelé on eut dit un vieux dieu. J'étais mort autant de fois que les siècles tombent, mes os dans leurs tombeaux irradiaient d'une pleine ombre.&lt;br /&gt;Je vis et suivis la cavalcade effrénée de la fin des poèmes, je vis chaque chose se dédoubler. Je vis les murs se tâcher de blanc, les mains cesser de battre. Je vis les yeux vitreux et calmants, je vis des peaux de rose et d'asphalter&lt;br /&gt;Lié, harnaché sur un lit droit dont j'apprendrais plus tard qu'il était celui des fous.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La fenêtre est rayée mais le soleil ne se gêne pas. Dehors quelques arbres vacillent, fragiles sous les crachats du vent. Parfois une petite vague de feuilles forme un rouleau qui glisse sur le sol avant de s'écraser, par manque de vie ou de place, et laisser chacun de ses composants s'éparpiller vers sa non-vie d'avant. &lt;br /&gt;La pelouse est d'un vieux vert qui vire au gris en quelques endroits. Des bancs y ont poussé depuis quelques années mais rares sont ceux qui s'assoient dessus. &lt;br /&gt;L'étendue d'herbe froide est dans une cour classique où je n'ai jamais mis les pieds car je suis enfermé dans la forteresse qui la délimite. Je vois ses murs de l'autre côté, ils sont austères et crevassés, ponctués par de petites fenêtres incrustées dans un schéma régulier. Je vois quelques personnes qui, comme moi, sont debout derrière les vitres et rêvent d'un pied dehors, même tranché. &lt;br /&gt;J'imagine leur chambre comme sil elle était la mienne. Il y a un calendrier si vieux qu'on a cessé de compter les années où on le remettait à zéro, une table où règnent une carafe et un verre d'eau, une petite chaise d'aspect macabre avec sa peau blanche et ses os froids, un lit dur où l'on est souvent harnaché et pour finir&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il y a moi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'oublie vite disent les médecins, j'ignore leurs noms bien qu'ils doivent souvent me le dire, mais j'apprends bien. Ils s'occupent de moi, me disent que ça passe. Je demande qui est ma famille et on me dit qu'elle vient me voir régulièrement mais que je ne m'en souviens pas. Je demande si le hasard ne fais pas bien les choses et on me répond que ce n'est pas dû au hasard mais à la maladie et que non, elle ne fait pas bien les choses. &lt;br /&gt;Je m'assois et me met au travail qu'ils me confient. Je fais des enveloppes avec des feuilles de papier. Je demande à écrire de la poésie mais on me le refuse.&lt;br /&gt;« Par précaution » qu'on m'assure.&lt;br /&gt;Mais je demande un stylo au médecin. Il refuse avec un sourire mais il tremble. J'insiste, je dis même que « Je ne suis pas fou ». Il me dit que non, et non, que je suis juste malade et que ne pas écrire fait partie de mon traitement. &lt;br /&gt;J'agrippe le médecin par le col, lequel s'arrache. Il -le médecin- se met à crier et, avant que l'énorme individu de la sécurité n'arrive- frappe le médecin et prends le stylo. Je crois que ça c'est passé dans cet ordre. &lt;br /&gt;Par sécurité je suis mis dans une chambre aux murs de coussins. C'est amusant mais pas drôle, je crie, je hurle. On m'intime de me taire et j'accepte.&lt;br /&gt;J'ai gardé le stylo, j'écris sur les murs.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je me relis. Je ne comprends pas. Il y a des bouts de temps qui manquent et je suis fatigué. Je vis les choses comme si les transitions n'étaient pas nécessaires. &lt;br /&gt;On vient  la porte.&lt;br /&gt;Je me sens comme le personnage central du Dernier jour d'un condamné, j'ai envie de dire que le médecin là derrière moi vient comme un bourreau m'emmener à l'échafaud mais non.&lt;br /&gt;Il me regarde, me dit de finir ma phrase et me reprend le stylo.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1763342412251592145-5534242559362171617?l=vincsside.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://vincsside.blogspot.com/feeds/5534242559362171617/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=1763342412251592145&amp;postID=5534242559362171617' title='0 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1763342412251592145/posts/default/5534242559362171617'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1763342412251592145/posts/default/5534242559362171617'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://vincsside.blogspot.com/2009/01/souscontrole.html' title='SousContrôle'/><author><name>Vinc'</name><uri>http://www.blogger.com/profile/04567549953617819156</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1763342412251592145.post-5310182747807112069</id><published>2009-01-25T06:23:00.000-08:00</published><updated>2009-01-25T06:24:38.453-08:00</updated><title type='text'>EnfantRoi</title><content type='html'>&lt;meta equiv="CONTENT-TYPE" content="text/html; charset=utf-8"&gt;&lt;title&gt;&lt;/title&gt;&lt;meta name="GENERATOR" content="OpenOffice.org 2.1  (Win32)"&gt;&lt;meta name="AUTHOR" content="Vincent Berthier"&gt;&lt;meta name="CREATED" content="20090125;15011201"&gt;&lt;meta name="CHANGEDBY" content="Vincent Berthier"&gt;&lt;meta name="CHANGED" content="20090125;15163271"&gt;&lt;style&gt; 	&lt;!-- 		@page { size: 21cm 29.7cm; margin: 2cm } 		P { margin-bottom: 0.21cm } 	--&gt; 	&lt;/style&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="justify"&gt;Je regardais la dame, qui me regardait en échange.&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="justify"&gt;Bien-être absolu, être regardé. Que pensait-elle de moi ? Que savait-elle ? Que se passait-il dans sa tête ? Imaginait-elle que j'étais un serial killer, probablement pas, un pédophile, un voleur de voitures, un flic, un étudiant sérieux ?&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="justify"&gt;Et puis la réalité me tapota l'épaule.&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="justify"&gt;Je baissais le regarde vers l'assemblée, réunie pour je ne sais quelle raison. Je faisais partie de ces gens que je connaissais pas. Lui, par exemple, avec sa vieille tête de « je suis un jeune patron et un fier papa qui adore mes enfants et mon travail et ma voiture et ma femme et ma maîtresse et la vie et le pâté (etc.) », je ne le connaissais pas. Je ne connaissais pas non plus son pull gris à rayures vertes, je connaissais pas ses lunettes, je ne connaissais ni ses rides, ni son âge.  &lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="justify"&gt;Et je m'en tapais complètement.&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="justify"&gt;J'avançais dangereusement dans la foule. Elle me faisait penser à une flaque de sperme avec tous ses petits tétards de la génétique qui batifolent, heureux en apparence et jouent et rient et se ruent comme des crèves-la-dalle vers l'ovule en espérant en picorer un peu. Et moi je suis le canard boiteux, le spermatozoïde sans flagelle qui refuse même d'aller à contre-courant. Le sur-place est tellement mieux.  &lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="justify"&gt;Il y avait des sortes de mouvements semblables à des vagues avinées. Les hommes riants allaient de l'avant, suivis par leurs femmes. Derrière, les enfants s'éparpillaient en petites ondes criantes qui éclaboussaient le monde avec leurs rires gorgés de morves à cause de l'hiver. Parfois ils se brisant sur une table et s'étendaient en un dessin grotesque que leurs parents encradreront au lieu de brûler.&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="justify"&gt;Un soleil, un ovule hérissé, une maison, des humains-bâtons avec simili-sourires, une corde à sauter.&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="justify"&gt;Je louvoyais maldroitement en faisant tomber quelques gosses et m'amarrais face aux dessins. Je jetais mes yeux par-dessus mes épaules, attendant que la marée soit descendante et puis je m'amusais sur les créations. Une mine anti-personnelle par là, une cadavre par ici, un chybre, un canard. Je signais de faux noms, me marrais, me roulais une clope, la fumais ici même.  &lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="justify"&gt;On vint m'engueuler. Je sortais.&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="justify"&gt;Dehors le monde était calme. Le monde était beau.  &lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="justify"&gt;Un soleil rachitique pissait une lumière sanguine sur le sol boueux de la campagne. Les rues, de simples, très simples rues de province, avaient l'air peu vivant des vieilles pierres du monde romain. Un vieillard était adossé sur un muret mais tout dans son apparence, ses vêtements et sa peau, était de la même couleur que l'univers. Je dus me concentrer pour le voir dans la lumière impuissante du début de la soirée.&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="justify"&gt;Un rayon encore très vif passa au travers de mon verre encore plein. J'étais persuadé de l'avoir laissé là-bas, dans la salle aussi anonyme que ses occupants. A travers la vinasse la lumière,pris une couleur de rose délavé.  &lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="justify"&gt;Je vidais le verre avant de le jeter.&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="justify"&gt;Où étais-je ?&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="justify"&gt;Que pensais-je ?&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="justify"&gt;Où allais-je ?&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="justify"&gt;Qu'est-ce que ça pouvait bien faire ?&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="justify"&gt;La nuit tombait en silence.&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="justify"&gt;Deuxième à droite et tout droit jusqu'au matin.&lt;/p&gt; &lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1763342412251592145-5310182747807112069?l=vincsside.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://vincsside.blogspot.com/feeds/5310182747807112069/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=1763342412251592145&amp;postID=5310182747807112069' title='0 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1763342412251592145/posts/default/5310182747807112069'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1763342412251592145/posts/default/5310182747807112069'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://vincsside.blogspot.com/2009/01/enfantroi.html' title='EnfantRoi'/><author><name>Vinc'</name><uri>http://www.blogger.com/profile/04567549953617819156</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1763342412251592145.post-5002063215161888466</id><published>2009-01-23T08:14:00.000-08:00</published><updated>2009-01-23T08:19:26.496-08:00</updated><title type='text'>day01after/before/during02atomikSbombattackS</title><content type='html'>&lt;meta equiv="CONTENT-TYPE" content="text/html; charset=utf-8"&gt;&lt;title&gt;&lt;/title&gt;&lt;meta name="GENERATOR" content="OpenOffice.org 3.0  (Win32)"&gt;&lt;style type="text/css"&gt; 	&lt;!-- 		@page { margin: 2cm } 		P { margin-bottom: 0.21cm } 	--&gt; 	&lt;/style&gt; &lt;p style="margin-left: 2.12cm; margin-right: 1.16cm; text-indent: 0.48cm; margin-bottom: 0cm;" align="justify"&gt; &lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Comme d'habitude je viens d'écrire une ligne, ou au moins une phrase, je l'ai lue, l'ai trouvée nulle et celle-là vint la remplacer. Combien de phrases mortes y a-t-il pour chaque phrase qui ose vivre ?&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-left: 2.12cm; margin-right: 1.16cm; text-indent: 0.5cm; margin-bottom: 0cm;" align="justify"&gt; Ça fait un jour que je tiens quotidiennement ce blog, je suis fier. Chers non-lecteurs j'espère que vous l'êtes tout autant, votre présence suffit à me ragaillardir.  &lt;/p&gt; &lt;p style="margin-left: 2.12cm; margin-right: 1.16cm; text-indent: 0.5cm; margin-bottom: 0cm;" align="justify"&gt; Aujourd'hui, en ce vendredi saint, léger retour sur les strapontins inconfortables de l'université. Salle 3 et puis salle 2,régression dans le cursus, littérature du vingtième siècle et puis latin, régression dans le temps. J'aurais donc l'honneur (et quel honneur !) d'étudier le passionnant théâtre du vingtième ! Oui CE théâtre qui tua LE théâtre ! Je ne dis pas qu'on n'y trouve pas quelques bonnes scènes à chiquer, juste quelques longues pièces à cracher. Alors, allons-y. Merci Beckett, merci Ionesco, merci à votre théâtre qui préférait agresser que discuter, merci aux surréalistes qui ont préféré l'incompréhensible, le très/trop/extrêmement personnel de la bourgeoise psychanalyse pour votre révolution de divan.  &lt;/p&gt; &lt;p style="margin-left: 2.12cm; margin-right: 1.16cm; text-indent: 0.5cm; margin-bottom: 0cm;" align="justify"&gt; Mais d'un certain point de vue, je suis obligé de le reconnaître, merci la langue française, tu nous as livré quelques phrases d'une beauté incroyable, Mallarmé doit pleurer de joie dans sa tombe.  &lt;/p&gt; &lt;p style="margin-left: 2.12cm; margin-right: 1.16cm; text-indent: 0.5cm; margin-bottom: 0cm;" align="justify"&gt; J'en étais là.  &lt;/p&gt; &lt;p style="margin-left: 2.12cm; margin-right: 1.16cm; text-indent: 0.5cm; margin-bottom: 0cm;" align="justify"&gt; J'y suis toujours, d'ailleurs.&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-left: 2.12cm; margin-right: 1.16cm; text-indent: 0.5cm; margin-bottom: 0cm;" align="justify"&gt; Et là je me pose une question simili-existentielle, pourquoi s'intéresser à un théâtre à peine potable (vous m'excuserez) quand ce siècle, qui suit le dix-neuvième, se révèle être celui d'une splendide épopée du roman ? Pourquoi lire les pièces surréalistes quand leurs poèmes renversent tout ? Pourquoi lire &lt;u&gt;Les mouches&lt;/u&gt; et snober &lt;u&gt;La peste&lt;/u&gt; ?  &lt;/p&gt; &lt;p style="margin-left: 2.12cm; margin-right: 1.16cm; text-indent: 0.5cm; margin-bottom: 0cm;" align="justify"&gt; Réponse simple, on en aurait pour trop longtemps.&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-left: 2.12cm; margin-right: 1.16cm; text-indent: 0.5cm; margin-bottom: 0cm;" align="justify"&gt; Deuxième réponse simple, on aura un autre cours du vingtième siècle (bien sûr que non).&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-left: 2.12cm; margin-right: 1.16cm; text-indent: 0.5cm; margin-bottom: 0cm;" align="justify"&gt; Troisième réponse simple, &lt;i&gt;le théâtre c'est mieux. &lt;/i&gt; &lt;/p&gt; &lt;p style="margin-left: 2.12cm; margin-right: 1.16cm; text-indent: 0.5cm; margin-bottom: 0cm;" align="justify"&gt; &lt;i&gt;Quatrième réponse simple, &lt;/i&gt; &lt;/p&gt; &lt;p style="margin-left: 2.12cm; margin-right: 1.16cm; margin-bottom: 0cm;" align="justify"&gt;       &lt;/p&gt; &lt;p style="margin-left: 2.12cm; margin-right: 1.16cm; margin-bottom: 0cm;" align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-left: 2.12cm; margin-right: 1.16cm; margin-bottom: 0cm;" align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-left: 2.12cm; margin-right: 1.16cm; margin-bottom: 0cm;" align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-left: 2.12cm; margin-right: 1.16cm; margin-bottom: 0cm;" align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-left: 2.12cm; margin-right: 1.16cm; margin-bottom: 0cm;" align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-left: 2.12cm; margin-right: 1.16cm; margin-bottom: 0cm;" align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-left: 2.12cm; margin-right: 1.16cm; margin-bottom: 0cm;" align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-left: 2.12cm; margin-right: 1.16cm; margin-bottom: 0cm;" align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-left: 2.12cm; margin-right: 1.16cm; margin-bottom: 0cm;" align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-left: 2.12cm; margin-right: 1.16cm; margin-bottom: 0cm;" align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-left: 2.12cm; margin-right: 1.16cm; margin-bottom: 0cm;" align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-left: 2.12cm; margin-right: 1.16cm; margin-bottom: 0cm;" align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-left: 2.12cm; margin-right: 1.16cm; margin-bottom: 0cm;" align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-left: 2.12cm; margin-right: 1.16cm; margin-bottom: 0cm;" align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-left: 2.12cm; margin-right: 1.16cm; margin-bottom: 0cm;" align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-left: 2.12cm; margin-right: 1.16cm; text-indent: 0.53cm; margin-bottom: 0cm;" align="justify"&gt; &lt;span style="font-style: normal;"&gt;C'est comme ça.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-left: 2.12cm; margin-right: 1.16cm; text-indent: 0.53cm; margin-bottom: 0cm;" align="justify"&gt; &lt;span style="font-style: normal;"&gt;Fort possiblement c'est, en effet, comme ça. Ça marche comme ça, ça a &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;son sens&lt;/span&gt;, &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;ça&lt;/span&gt; a un sens.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-left: 2.12cm; margin-right: 1.16cm; text-indent: 0.53cm; margin-bottom: 0cm;" align="justify"&gt; &lt;span style="font-style: normal;"&gt;Alors j'abdique, je cours dans les jardins du savoir chercher la plus belle des fleurs. J'hésite un peu tant il y en a ! Mes cuisses ressentent les fouettements des hautes herbes comme des caresses de femmes (ahh), je contemple les rhododendrons jouer avec les tulipes et puis finalement je cueille la plus jolie des marguerites, parfaitement simple, et cette fleur la met au fusil. &lt;/span&gt; &lt;/p&gt; &lt;p style="margin-left: 2.12cm; margin-right: 1.16cm; text-indent: 0.53cm; margin-bottom: 0cm;" align="justify"&gt; &lt;span style="font-style: normal;"&gt;Ou plutôt je l'enfile comme un suppositoire.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-left: 2.12cm; margin-right: 1.16cm; text-indent: 0.53cm; margin-bottom: 0cm;" align="justify"&gt; &lt;span style="font-style: normal;"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Ça&lt;/span&gt; fait mal.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-left: 2.12cm; margin-right: 1.16cm; text-indent: 0.53cm; margin-bottom: 0cm;" align="justify"&gt; &lt;span style="font-style: normal;"&gt;Oui, mais &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;ça &lt;/span&gt;passera. &lt;/span&gt; &lt;/p&gt; &lt;p style="margin-left: 2.12cm; margin-right: 1.16cm; text-indent: 0.53cm; margin-bottom: 0cm;" align="justify"&gt; &lt;span style="font-style: normal;"&gt;Et moi j'endure, je serre les fesses. Je me dis que c'est un mal pour bien. Car je n'existe, en fait, car travers ces quelques mots égrainés dans le sol fendu par la chaleur qui dégouline de ce ciel sans nuages et sans nuit. Je suis un écrit.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-left: 2.12cm; margin-right: 1.16cm; text-indent: 0.53cm; margin-bottom: 0cm;" align="justify"&gt; &lt;span style="font-style: normal;"&gt;Et donc, je reste. &lt;/span&gt; &lt;/p&gt; &lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1763342412251592145-5002063215161888466?l=vincsside.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://vincsside.blogspot.com/feeds/5002063215161888466/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=1763342412251592145&amp;postID=5002063215161888466' title='0 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1763342412251592145/posts/default/5002063215161888466'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1763342412251592145/posts/default/5002063215161888466'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://vincsside.blogspot.com/2009/01/day01afterbeforeduring02atomiksbombatta.html' title='day01after/before/during02atomikSbombattackS'/><author><name>Vinc'</name><uri>http://www.blogger.com/profile/04567549953617819156</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1763342412251592145.post-6630648543182134692</id><published>2009-01-22T09:31:00.000-08:00</published><updated>2009-01-22T09:46:57.178-08:00</updated><title type='text'>A la dissociée</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;J'en suis au moment fatidique où je demeure fidèle à moi-même. Il est tout à fait remarquable d'avoir posté aussi peu de notes en une vie de blog ( je ne me souviens même plus de quand l'avoir créé) et surtout de n'avoir éprouvé aucun remords, aucune envie de se botter le cul ou n'importe quelle expression du genre qui témoignerait d'un très humain sentiment de culpabilité.&lt;br /&gt;Désolé chers non-lecteurs, fidèles dès les premiers/derniers instants, d'avoir pensé à vous et de vous avoir fourni de la non-lecture, du non-divertissement et je vais m'arrêter là pour les mots foireux composés de « non ».&lt;br /&gt;Il est cependant intéressant de noter que durant cette année je n'ai cessé de &lt;span style="font-style: italic;"&gt;travailler&lt;/span&gt; ( l'italique du mot traduit bien le bancal du terme). L'essentiel de mon travail a consisté en de nombreuses réflexions sur des sujets très variés et donc réunis dans le tiroir exigu de&lt;span style="font-style: italic;"&gt; la vie&lt;/span&gt;.&lt;br /&gt;Je pensais donc à la sexualité, l'amour, l'écriture, la fiction, la politique, l'amitié, la bande dessinée, la condition de l'auteur, l'ambition, la probabilité et l'impossibilité, Easton Ellis, dans le désordre.&lt;br /&gt;J'écrivais aussi rapidement un petit texte sur l'espèce de lutte qui se déroule en moi presque chaque jour, texte que j'ai perdu et donc facilement retrouvable. Il s'agit du conflit opposant la fiction, l'imaginaire archi peu imaginaire de la fantasy et la science-fiction qui, en tant que membre de divers forums dit de « littérature de l'imaginaire », m'intéresse un peu, du peu d'intérêts de nombreuses formes, de la baisse de qualité de la littérature française en général et de l'importance que prend la littérature anglo-saxonne qui arrive à mêler réflexions, ce qui en ravira certains, et fiction, ce qui devrait ravir tout le monde en plus d'être indissociable de la tradition romanesque. Inconsciemment j'écrivais une liste de tout ce qu'on peut trouver de méprisable dans le domaine de la littérature. Cette liste est bien sûr strictement personnelle, formellement infondée et je ne doute pas que si je la révélais de manière structurée elle me ferait passer pour le premier des connards, des termes comme « eugénisme » ayant l'impact qu'ils ont.&lt;br /&gt;Pourtant c'est cet eugénisme, appliqué à la littérature, qui manque cruellement au paysage contemporain. Je n'arrive pas à saisir comment est-ce que l'on peut s'appliquer à un art ( je parle de celui par lequel je me sens le plus concerné mais je suis à peu près certain que vous trouverez des exemples dans d'autres branches vous touchant) sans avoir la volonté de l'améliorer. Soyons honnêtes, présenter les choses de cette manière est effroyablement voire abominablement prétentieux, ce que je suis avec plus ou moins de regrets. D'autres personnes le sont et la plupart du temps finissent par s'affirmer comme des fauves sur la savane désertée.&lt;br /&gt;Revenons à l'eugénisme. Je remarque, je peux me tromper, un cruel manque d'ambition à de nombreuses pratiques qui se traduit par une espèce de condition du passé. Il n'y a qu'à regarder, en littérature, les sorties les plus récentes. De nombreux livres se déroulant durant la guerre  d'Algérie, la Seconde guerre mondiale, témoignent d'un problème à résoudre une histoire, horrible certes, et surtout encore mystérieuse pour nous. Cela explique sûrement la vision pessimiste de l'avenir que nous avons, ou du moins que j'ai, le flou du présent (qui est un passé en force) et la sensation que j'ai que nous sommes bloqués. Par dérision je serais tenté de dire que nous sommes arrivés à la Fin des Temps (majusculite mystique exacerbée), nous avons un problème avec le passé, le présent et le futur. Ce sont trois notions qui n'ont plus trop de sens.&lt;br /&gt;Cessons de nous attacher au passé, cessons de nous amuser à récréer un moyen-âge magique, cessons de penser au futur en termes fictionnels, cessons de vivre pour mai 68 (lycéens au boulot) qui vient de fêter ses quarante ans avec ses anciens atomes qui sont maintenant d'honnêtes et respectables personnes, contre-révolutionnaires car citoyens, révoltés parceque humains. Cessez de frapper sur ce pauvre général de Gaulle car, mauvaise nouvelle, il est mort. Cessons de nous battre les mains dans les poches.&lt;br /&gt;Cessons les digressions.&lt;br /&gt;Cessons la non-fiction, cessons de nous accrocher aux lampadaires du dix-huitième siècle, cessons d'être de fumeux hippies, cessons d'être de sexistes féministes.&lt;br /&gt;Je me contente, désolé de vous laisser en plan, d'essayer de savoir qui je suis. Je me contente de me contempler à genoux, pris dans les imbroglios sombres et nébuleux de toutes les perspectives qu'on me propose, je cherche ma personnalité comme n'importe quel amnésique, aussi court soit l'oubli. Je suis la quête de chaque être humain du vingt-et-énième siècle.&lt;br /&gt;J'en suis au moment fatidique où j'hésite à écrire. C'est le dur moment où, après avoir jeté quelques 4803 caractères, je relis et repense. Je ne vois pas de cohérence mais je boucle la boucle.&lt;br /&gt;Mais je ne le réécrirais pas. Je pense à des fictions associées, je pense à autant d'histoires que je trouve belles, je pense à des histoires dures et douces qui reflètent un peu ma vie sans oublier de divertir et moi et le non-lecteur, je pense à des histoires bouillonnantes, je pense à des histoires enragées dont le papier frôlerait la combustion spontanée.&lt;br /&gt;Je pense comme un non-écrivain parlant à des non-lecteurs, faisant un discours incertain qui sent le leurre.&lt;br /&gt;A bientôt dans l'éther.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1763342412251592145-6630648543182134692?l=vincsside.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://vincsside.blogspot.com/feeds/6630648543182134692/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=1763342412251592145&amp;postID=6630648543182134692' title='0 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1763342412251592145/posts/default/6630648543182134692'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1763342412251592145/posts/default/6630648543182134692'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://vincsside.blogspot.com/2009/01/la-dissocie.html' title='A la dissociée'/><author><name>Vinc'</name><uri>http://www.blogger.com/profile/04567549953617819156</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1763342412251592145.post-4041949919499657166</id><published>2008-03-02T15:55:00.001-08:00</published><updated>2008-03-02T19:48:12.612-08:00</updated><title type='text'>L'Exil</title><content type='html'>Envie de mettre au propre le début du livre sur lequel je travaille, un peu d'auto et beaucoup de fiction. C'est un peu prétentieux sûrement, mais pourtant j'ai l'impression d'avoir vécu une histoire pas banale alors... Le titre du livre c'est "L'exil". Il y a sûrement de grosses erreurs mais justement, c'est votre aide et vos avis que je demande.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Chapitre 1&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;                                      &lt;/div&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="line-height: 150%; text-align: justify;"&gt;&lt;i&gt;    « Le scrutin est tombé, j’en ai la tête tranchée nette. J’aurais tant voulu qu’elle gagne tout en sachant que cela était impossible. Il n’y a rien de plus beau que l’impossible souhaité. &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;br /&gt;Mes bagages sont déjà faits, j’avoue que j’ai pris les devants par manque de confiance. Je m’exile, mais à l’époque était-ce vraiment pour cela que je fuyais, l’ébranlement maladif de la plus belle démocratie du monde ?&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;br /&gt;Je m’exile mais je ne suis pas Victor Hugo alors qui s’en souciera ? Que cette raison soit politique ou sentimentale elle n’en reste à mon âge qu’une histoire peu crédible, à peine un roman rose pour midinettes. Qui d’autre que mes proches le retiendra ? Même envers ce petit animal dilettante que l’on nomme « mémoire » et qui m’a déjà trahi, je n’ai pas confiance. Si ça se trouve dans dix ans je ne me souviendrais pas de cette aventure.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;br /&gt;Honnêtement, est-ce un mal ? Personne ne gardera mon nom dans son esprit ou du moins pas pour cette péripétie juvénile. Et si le monde s’intéressait vraiment à la vie d’un jeune homme de dix-huit ans ce siècle sans but écrirait déjà la partition de son chant du cygne.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;br /&gt;Ce siècle sans but, j’insiste, comme le dix-neuvième avant lui. Mais ici il n’y aura pas de changements ni d’intellectuels, il n’y aura pas de Hernani ni de Cromwell. Nous avons les Da Vinci Code et autres Eragon, mais ce siècle ne connaîtra peut-être jamais de belles moissons. &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;br /&gt;Ce siècle c’est la merde. »&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/i&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;br /&gt;Voilà ce à quoi je pensais avant de m’ébahir du capharnaüm humain qui régnait dans l’aéroport de Montréal. Des hommes et des femmes venus du monde entier dans ce lieu plein de vie où l’on n’apprend à n’en connaître aucune. Ici tout le monde court en traînant ses bagages lourdement chargés de vêtements, de dossiers importants et de souvenirs, peut-être d’appareils photo.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;br /&gt;J’avais la valise la plus lourde de la famille, j’y avais mis tous mes vêtements, pas mal de livres et beaucoup de babioles qui donneraient à mon appartement le côté&lt;i&gt; jeune lycéen bordélique&lt;/i&gt; de ma chambre. Heureusement pour moi, par quelques odieuses manipulations sentimentales, j’avais convaincu ma petite amie de la porter pour moi.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;br /&gt;J’embrassais le Québec déchargé de tous mes poids.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;br /&gt;Il faisait beau en ce mois d’août, on était encore à quelques mois des premières neiges dégueulasses qui collent les routes en paquets grisâtres et juteux. Tout était beau tellement j’étais libre et heureux en ce moment. Même le laid de cette horrible situation était beau et je lui collais sur chaque joue deux baisers innocents. Je crois qu’à cet instant, où je songeais déjà à ce qui allait arriver malgré toutes mes ambitions, même ce qui se tramait entre elle et moi était d’autant plus beau que je le voyais nettement, peint en noir sur blanc avec un pinceau fin de calligraphe japonais. &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;br /&gt;La masse de gens autour de moi, heureux de se retrouver après un mois d’exil, inquiets de partir ou tristes d’être seuls et de devoir raconter leur périple au chauffeur de taxi, avançaient toujours dans ce désordre qu’on appelle &lt;i&gt;la foule&lt;/i&gt;.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=""&gt;    &lt;/span&gt;Je comprenais mon bonheur mais pas le leur. Etaient-ils si heureux de voir leurs proches ? Ou bien était-ce le soulagement d’avoir survécu à ce vol qui jadis les hantait. Cloîtrés huit heures dans un oppressant dragon de métal à ne pas savoir qu’à la fin tout finira bien. Peut-être y aura-t-il un problème cependant, que l’avion juste avant le leur s’écrasera à l’atterrissage dans un nuage noir, le cri des mourants recouverts par celui des gyrophares salvateurs. D’autres passagers d’autres vols auraient, apeurés, admiré le ballet des secours dans cette extraction laborieuse des plus malchanceux du moment, les pleurs des parents et des amis. Oh oui ! Ils auraient été heureux ces survivants d’être en vie pour contempler ce cruel spectacle, pourtant nécessaire afin de savourer la vie comme elle se doit. &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;br /&gt;Mais ce jour-là il n’y eut pas de morts et ma nouvelle vie commençait dans le calme innocent d’une fin de vacances d’été. Je ne le savais pas encore mais dans mon inconscient ce cher ami Thanatos, de tous les confidents le plus fiables, cultivait dans mon jardin secret une petite plante aux feuilles noires et aux épines suintantes de poison. &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;br /&gt;J’étais heureux. &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;br /&gt;Mon père avait loué une voiture du genre américaine, imposant et qui devait laissait derrière elle un horrible sentier invisible de gaz nuisible. C’était une Dodge Charger et je dois avouer que je la trouvais plutôt belle malgré ses coupes massives qui faisaient de notre C5 une Twingo à côté d’elle. &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;br /&gt;Pierre et moi sommes restés ébahis devant le volume du coffre, digne des meilleurs corbillards coupés sports du monde. Ma petite amie voulait aller avec ses parents, grand bien lui fasse ! J’étais trop heureux pour la laisser noircir mon tableau. Après un mois passé dans un pays où, naïve qu’elle était, elle s’émerveillait devant les clichés et fuyait comme une femme dégoûtée l’horrible inconnu qui fait pourtant le charme d’un voyage, elle avait hâte de tout raconter à sa famille, du détail le plus insignifiant jusqu’au plus beau monument de Paris. Quelques semaines avant, j’aurais sûrement insisté pour qu’elle vienne avec moi, me disant qu’elle était la saveur de ma vie. Ce jour là je me sentais différent, ce que j’aimais dans notre amour c’était son irréalité. &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;br /&gt;Je prenais rapidement mes marques dans la voiture, laissant dans le vide-poche de ma porte un carnet et un stylo qui ne me serviraient pas, mais j’aimais mieux anticiper mes envies. Il m’arrivait, et m’arrive toujours, souvent d’avoir une phrase qui me traverser l’esprit au moment où je m’y attends le moins et je déteste ne pas pouvoir les noter. J’ai dans des tiroirs mal fermés une incroyable collection de phrases éphémères que je trouve d’une beauté saisissante mais qui ensemble ne forment rien de bon. Ce sont mes petites orphelines qui errent au fil de leur gré dans l’univers sans limite de ma volonté. Lorsqu’une image me touche ou qu’un son m’émeut une petite phrase éclot. Elles n’ont de fait aucune utilité, mais je les adore. J’aime l’inutile, le monde a besoin de l’inutile comme il a besoin de meneurs ou de boucs émissaires. Je suis l’inutile et je ne ferais jamais de grandes choses, ce qui m’empêchera d’en faire des stupides. Je ne sers à rien d’autre que donner une nouvelle dimension à la réalité.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;br /&gt;J’ai emmené avec moi un petit carnet rouge que je trouve d’une exquise sobriété. Il s’agit de ce format de carnet qui n’ont pas de spirales et que l’on referme grâce au système d’aimant lové dans les couvertures en simili cuir. Il y a quelques semaines j’ai écrit dedans des mots sans importance réelle qui ne servent qu’à voir si le papier est doux. J’écrirai mon livre dedans, c’est le lieu idéal. Ce livre c’est mon exil, c’est la confession d’un enfant du siècle et un peu de mon absurde histoire. &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=""&gt;     &lt;/span&gt;Je sens que le premier chapitre va bientôt se clore, j’aime les histoires aérées qui se content de séparer chaque fait par un chapitre. J’aime les petits livres aux colonnes serrées qui invitent à se blottir dans le confort d’une histoire. J’aime ce livre qui n’existe pas encore mais que pourtant vous lisez.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="line-height: 150%;"&gt;&lt;span style=""&gt;            &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1763342412251592145-4041949919499657166?l=vincsside.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://vincsside.blogspot.com/feeds/4041949919499657166/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=1763342412251592145&amp;postID=4041949919499657166' title='2 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1763342412251592145/posts/default/4041949919499657166'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1763342412251592145/posts/default/4041949919499657166'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://vincsside.blogspot.com/2008/03/lexil.html' title='L&apos;Exil'/><author><name>Vinc'</name><uri>http://www.blogger.com/profile/04567549953617819156</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1763342412251592145.post-2637429524764578732</id><published>2008-03-01T15:59:00.000-08:00</published><updated>2008-03-01T19:19:30.711-08:00</updated><title type='text'>Il faut un début à tout...</title><content type='html'>&lt;p style="text-align: justify;"&gt;&lt;u&gt;&lt;br /&gt;&lt;/u&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;... et donc il en faut un à ce blog.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je tape ce premier message alors que je devrais être en train de faire cette putain de DM pour les genres de la prose, mais un devoir à rendre PENDANT une semaine de vacances ça me trouble et ça y est, la première de mes larmes coule lentement. Les premiers jours de ces congés vont être dédiés aux devoirs et à l'enfermement pour une note qui ne comptera même pas dans mon dossier. Un douloureux exil interne, mais bon ce thème me colle à la peau.&lt;br /&gt;Tout à l'heure au dépanneur (ainsi sont désignés les petits commerces ouverts trop d'heures par jour pour un salaire de misère au Québec) j'ai vu un paquet de JPS alors forcément...  qui aurait pu résister à ma place ?&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;En rentrant je m'en suis allumé une sans réfléchir, là, posé devant mon four comme une épave. Tout de suite, avec les premières bouffées de cet adorable poison,  les beaux jours de terminale sont revenus en masse, histoire de me titiller les sentiments. Les magnifiques moments passés art plastique avec Bérenger et les autres où, mine de rien, j'étais à l'aise, à réfléchir et à créer, ont toujours cette saveur nicotine sur laquelle tous ensemble nous déposions un peu de notre fiel et beaucoup de nos délires. Je n'ai pas beaucoup peint cette année là, mais je crois que ce fut une de mes années les plus productives au niveau des textes.&lt;br /&gt;Cette année j'ai un peu de mal à garder cette constante d'un texte par semaine (pas forcément très bon, ni très long, pour la plupart jetés ou perdus, mais il n'y a rien de plus beau que de &lt;i&gt;créer)&lt;/i&gt;. Pourtant je vais essayer de gérer cette ardeur et les devoirs imposés par l'Université.&lt;br /&gt;Cela veut dire que je sortirais moins, que je mangerais plus de pâtes, que je serais plus sur MSN et que mes voisins entendront plus souvent de la musique qui ne leur plait pas. Tant pis pour eux, ils n'ont qu'à pas passer l'aspirateur à cinq heures du matin, les salauds.&lt;br /&gt;Je dois avouer que c'est mon troisième blog. Le premier était très représentatif de mon adolescence (et pourtant je suis encore dans cette odieuse période), mes tâtonnements avec le surréalisme mais surtout mon vrai désir d'un jour être écrivain, quitte à en crever s'il le fallait. Je me cherchais un monde à cette époque et je ne le trouvais pas. Le blog a sombré dans l'oubli mais il m'a permis de faire de beaux apprentissages et aujourd’hui encore je m'en souviens comme un bon moment.&lt;br /&gt;Le deuxième blog ? C'était de la merde et j'en ai eu conscience tout de suite après l'avoir créé. La preuve est que mon frère n'a jamais su qu'il avait existé, lui a qui je dis tout. Pourtant, dans un élan masochiste je suppose, je l’ai entretenu en secret pendant quelques semaines et, à part deux ou trois malheureux curieux, personne n’a dû recevoir le faire-part de naissance de cet avorton virtuel.&lt;br /&gt;Voilà le troisième, j'espère qu'il sera dans la lignée du premier avec cependant plus de maturité.&lt;br /&gt;Je me souviens encore de mes premiers pas dans l'écriture (je ne suis pas encore au stade où on peut dire "littérature"), je devais avoir huit ans, une histoire vraiment naze d'île avec des lézards géants et une fabrique de sac à mains.&lt;br /&gt;Y'a des jours, on est content de grandir.&lt;/p&gt;  &lt;p style="text-align: center;"&gt;&lt;u&gt;Celui qui m'aimait&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/u&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il me déchire la peau, je le sens. Ses ongles percent ma chair et jouent avec mes nerfs, je ne sais pas pourquoi je ne hurle pas de douleur. Milles petits couteaux semblent m’embrasser, je frissonne.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Pourtant le ciel était bleu, les oiseaux chantaient et c’était kitsch, mais bon.  On avait passé l’après-midi à s’embrasser sans toucher au pique-nique que je nous avais fait la veille.&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Voilà qu’il atteint mes os, je le sais. J’entends d’ici le choc de sa main trop pleine d’élan qui se cogne contre les vertèbres. Je ne comprends pas ce qu’il fait, ni pourquoi il le fait. Je sens juste ses doigts virils se coller contre ma colonne.&lt;br /&gt;&lt;i&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Il m’avait dit que j’étais la plus belle de toute, que jamais il n’en avait vu une comme moi. Il m’a dit qu’il m’aimait, et il me l’a prouvé.&lt;/em&gt;&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il repose ce qui reste de ma dépouille sur une chaise en osier qui grince sous mon poids. Un peu de poussière s’envole et me voile la face. Le sang doit couler sur mes plaies, mais je ne sens rien.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Lorsque le soleil s’est couché, il a commencé à se sentir mal, il m’a dit que la nuit le rendait violent. Je l’ai rassuré de maintes caresses, mais il tremblait de plus en plus, comme s’il avait peur.&lt;/em&gt;&lt;i&gt;&lt;br /&gt;&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;Il me regarde et ouvre la fenêtre, l’air pur de la nuit me fouette le visage. Il s’agenouille devant moi et commence à caresser mes jambes, puis il me mord les mollets. D’abord doucement, puis il enfonce ses dents dans mon corps et je me sens comme une de ses bulles éphémères que s’amuse à crever un enfant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Je l’avais ramené chez moi, il avait de la fièvre. Je lui ai épongé le front mais il n’a rien dit. A un moment j’ai cru qu’il s’était endormi, alors je suis allé m’allumer une cigarette. A mon retour, il m’a dit que j’étais bonne pour lui, il m’a appelé « ma chère et tendre ».&lt;/em&gt;&lt;i&gt;&lt;br /&gt;&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;Le jour s’est levé, il s’est endormi. Je ne lui en veux pas pour cette nuit, j’ai aimé ça. Lorsqu’il se réveillera, j’ai hâte qu’il me couvre de baisers et qu’il m’appelle « ma chair est tendre ».&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;note : ce texte est un fragment que j'ai écrit l'an dernier, une sorte de speed mais pour un texte.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1763342412251592145-2637429524764578732?l=vincsside.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://vincsside.blogspot.com/feeds/2637429524764578732/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=1763342412251592145&amp;postID=2637429524764578732' title='1 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1763342412251592145/posts/default/2637429524764578732'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1763342412251592145/posts/default/2637429524764578732'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://vincsside.blogspot.com/2008/03/il-faut-un-dbut-tout.html' title='Il faut un début à tout...'/><author><name>Vinc'</name><uri>http://www.blogger.com/profile/04567549953617819156</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>1</thr:total></entry></feed>
